Lorsqu’un événement traumatisant survient, qu’il soit personnel (burn-out, maladie grave, licenciement…) ou collectif (comme la crise sanitaire), son caractère incontrôlable et imprévu entraîne la remise en question de nos croyances fondamentales. C’est ce qui s’est passé pour une grande partie d’entre nous en 2020 : le choc de la crise du coronavirus nous a tous atteints et a ébranlé notre socle de croyances. Car cet événement peut bel et bien être qualifié de traumatisant, tant l’onde de choc a été sévère.

Si chacun a réagi a sa manière, nombreux sont ceux qui ont profondément remis en question des pans entiers de leur vie, notamment professionnelle, créant ainsi une nouvelle trajectoire de vie. Il s’agit d’un exemple de croissance post-traumatique.

Qu’est-ce que la croissance post-traumatique ?

Comme le terme l’indique de manière évidente, il s’agit de la capacité à transformer un traumatisme en opportunité de développement. Le besoin d’auto-réalisation prend alors le pas sur l’adversité et la puissance conjuguée de la créativité et de la résilience permet de sortir du chaos indéchiffrable et d’éviter de sombrer dans la dépression, l’inactivité et l’isolement.

Il ne s’agit pas d’une simple convalescence, mais d’un véritable processus de transformation au cours duquel des personnes ayant subi un traumatisme deviennent capables de recadrer les difficultés auxquelles elles ont du faire face, de se fixer de nouveaux objectifs de vie et de développer leur autonomie et leur distance face au choc.

Dans les années 90, des psychologues américains (Tedeschi et Calhoun) ont mené des études sur les bénéfices secondaires et ont développé l’idée selon laquelle des effets positifs peuvent naître à la suite d’un malheur, mettant ainsi à jour le concept de “psychologie positive”. En effet, il a souvent été observé que des effets positifs apparaissent en moyenne quelques mois après un traumatisme.

Comment se déroule le processus de la croissance post-traumatique ?

Le processus de croissance post-traumatique se déroule selon 3 étapes successives :

  1. La compréhension : on cherche à comprendre ce qui nous est arrivé, on rumine… (situations de détresse, d’anxiété, de répétition des événements en boucle)
  2. Le sens : on recherche le sens de ce qui est arrivé, on construit un récit, on trouve une raison.
  3. Le changement : on modifie sa façon de voir le monde, ses croyances, on devient une meilleure personne à force d’avoir pensé le traumatisme

Les changements interviennent dans 5 aspects :

  1. Les relations sociales deviennent plus chaleureuses, on se rapproche de sa famille, de ses amis, on ressent davantage d’empathie et de compassion.
  2. L’échelle des valeurs est revalorisée, on revoit ses priorités, on envisage la vie sous un autre angle.
  3. La force personnelle est multipliée, on gagne en confiance en soi et en sa capacité à faire face à l’adversité.
  4. Un développement spirituel peut avoir lieu, on a le sentiment que l’épreuve qu’on vient de traverser est le signe d’un destin à accomplir ou la preuve de l’existence d’une puissance supérieure.
  5. La découverte de nouveaux chemins de vie et la capacité à apprécier les choses simples.

Accompagner le processus à l’aide d’un coach

La croissance post-traumatique est donc une porte ouverte sur une transformation personnelle aux bénéfices certains. Nous possédons les ressources pour effectuer ce processus, mais nous n’y avons pas toujours accès : un accompagnement est parfois nécessaire pour développer les potentialités, transcender l’adversité pour faire émerger un nouvel ordre du chaos, changer profondément la manière dont nous nous percevons dont nous envisageons le monde et développer une meilleure version de nous-mêmes.

Si vous souhaitez être accompagné.e sur ce chemin, je vous invite à me contacter.

Pour aller plus loin :

https://www.cerveauetpsycho.fr/sr/eclairage/croissance-post-traumatique-comment-grandir-dans-ladversite-19328.php